La Garrigue au cours des saisons.

Nous avons choisi le territoire géographique de “La Domitienne” pour présenter les généralités qui vont suivre. La garrigue y est en effet particulièrement bien représentée ; elle atteint son maximum de complexité et son aspect le plus spectaculaire près de Cazouls-les-Béziers.

Typique des régions méditerranéennes, la GARRIGUE, parsemée de quelques îlots de MAQUIS, est omniprésente sur le territoire de la communauté. Façonnée par le feu, le surpâturage et l'activité humaine, sa végétation a du s'adapter aux importants contrastes saisonniers. Il suffit de vous rappeler les étés chauds et secs très appréciés par les touristes mais également les hivers plus doux et plus humides qui ne sont pas à l'abri de journées de gel.

 

Lorsque vous parcourez la GARRIGUE, ses parfums et ses fleurs colorées vous font vite oublier son aspect rude et hostile. Au printemps, une abondance de couleurs vous enchante. C'est à cette saison que la plus part des plantes fleurissent. Si vous êtes attentifs, vous pourrez observer certaines orchidées aux dimensions modestes mais aux inflorescences remarquables. Plus discrètes, les floraisons sont aussi présentes pendant les autres saisons.

 

L'Eté est sec et chaud, avec de très faibles précipitations (ondées orageuses) correspondant aux maxima thermiques. La sécheresse et le soleil ardents sont responsables d'une semi-aridité et d'étendues subdésertiques pouvant même rappeler certaines conditions rencontrées dans le Maghreb. Le soleil est néfaste pour de nombreuses plantes. Au sol, les végétaux sont exposés à des températures qui peuvent dépasser les 50°C. La pelouse et la Garrigue se dessèchent et deviennent propices aux incendies dévastateurs.

 

L'Automne, meilleure saison pour la végétation lorsqu'elle débute, est caractérisé par d'importantes précipitations. Ces dernières vont favoriser la germination des graines, le développement de certaines plantes vivaces. Les feuillages persistants et les pelouses reverdissent. Les floraisons, bien que moins nombreuses, sont toujours présentes. En fin de saison, les premiers froids, souvent limités, vont ralentir cette croissance favorisée par ce "deuxième printemps".

 

L'Hiver peut être également pluvieux comme en 1996, rarement très froid et neigeux (1956, 1985). Il est caractérisé par un vent du Nord Ouest souvent violent " La Tramontane " qui accentue l'impression de froid, mais les périodes de gel sont assez rares. Il retarde seulement de quelques semaines les premières floraisons au mois de février. Elles sont alors les prémices d'une profusion de couleurs qui ravit tous les botanistes. A noter toutefois la floraison de la globulaire alypum et la présence de nombreux fruits appréciés par les nombreux oiseaux migrateurs de passage.